|
I nuovi destinatari della formazione |
|
schema dell'intervento di Sylviane Salzmann «Formazione degli adulti e degli
agenti pastorali: |
1. Contesto della ricerca
2. Metodo della ricerca
3.1 profili dei nuovi destinatari
3.1. Alcuni tratti comuni maggiori
3.1.1. Formarsi per costruire se stessi
3.1.2. Priorità del vissuto (ressenti) e dell'emotivo
3.1.3. Dalla stabilità all'itineranza: l'emergenza di nuove figure religiose
La figura del pellegrino
La figura del convertito
3.1.4. Nuovi modi di verifica del credere
3.2. I giovani adulti
3.2.1. «La adultescenza» («L'adultescence»)
3.2.2. Un rapporto diverso con la realtà e con il mondo religioso
3.2.3. Primato del «risuonato» (résonné) sul «ragionato» (raisonné)
3.2.4. Un'immagine idealizzata di Chiesa: «un po' di dolcezza in questo rozzo mondo»
3.2.5. Una vita di fede strutturata da eventi religiosi straordinari
3.3. Gli adulti d'età matura
3.3.1. L’autoriferimento e l’emotivo vengono relativizzati
3.3.2. Un radicamento sociale ecclesiale
3.3.3. Adulti segnati dal Concilio Vaticano Il
3.3.4. Tornare alle sorgenti e condividere
1. Contexte de la recherche
· Le lieu d'oùje pane ou bien l'enracinement de l'observation
· Un premier constat: le public des formations d'adulte change
2. Méthode de recherche
En s'adossant à la praxéologie pastorale, la métliode de recherche s'est déployée en trois étapes:
Prernière étape : observation à partir de l~expérience des formateurs et dcs intervic'~s mcnés auprès de plusieurs fomiés.
Deuxièrne étape travail d'interprétation du matériel d'enquéte par une approche pluridisciplinaire et formulation des problématiques.
Troisièrnc étape retour sur la problématique et élaboration de pistes à prendre en compte dans les nouveaux projcts de foruiation.
3. Les profils des nouveaux publics
3.1. Quelques traits communs majeurs
3.1.1. Se former pour se construire soi-méme
Ce qui est attendu avant tout de la formation est une unification personnel le, à savoir la construction de sa propre ideìitité. On est ainsi passé d'une formation dans une logique transformatrice à une logique de construction personnelle.
La formation attendue est davantage attestataire que transforrnatrice.
Les références institutionnelles ne structurent plus ididentité personnelle. Celle-ci s'adosse désormais beaucoup à la personne elle-méme. Cette autoréférence s'articule avec l'authenticité (« étre vrai avec soi ci avec les aziires ») en tant qu'accord avec soi-méme.
3.1.2. Priorité au ressenti età l'émotion
L'affectivité prend une grande piace dans les moti"ations, les choix et la manière d'approcher les problématiqucs.
3.1.3. De la stabilité à l'itinérance : l'émergence de nouvelles figures du religieux
Globalernent. ces personnes semblent fragilisées et en itinérance, oscillant entre les deux figures du « pèlerin » et du « converti »[1]
La figure du pelerin renvoie d'une part à la fiuidité des parcours spirituels individuels. D'autre part, il correspond à une forme de sociabilité religieuse en pleine expansion sous le signe de la mobilité et de l'association temporaire.
A l'image du pèlerin, l'adulte se rend tour à tour à diverses sources du croire pour y puiser du sens. Cette manière de construire du sens est appelé aujourd'hui communément « bricolage ». La personne se réfère ainsi partiellement et pour un temps donné à tel ou tel aspect religieux. Cette référence n'implique pas l'ad\'.ésion complète à la doctrine religieuse ou l'incorporation effective dans une communauté.
Il est possible de pérégriner à I'intérieur méme d'une tradition reI igieuse ou de combiner diverses sources religieuses.
Le converti manifeste et accomplit le postulat fondamentai de la modernité religieuse selon lequel une identité religieuse «authentique» ne peut-étre qu'une identité choisie. L'acte de conversion concrétise l'autonomie du sujet croyant. La conversion religieuse est une modalité efficace de la construction de soi dans un univers où s'impose la fluidité des identités plurielles.
Deux types de conversion
a) La mise en ordre d'une vie chaotique: la conversion est l'ultime étape d'une longue errance. La conversion débouche sur l'entrée dans une « famille», la communauté chrétienne.
b) Dans le second type, la conversion permet est le moyen de l'accomplissement authentigue de soi-meme. Les récits de découverte de la « vraie vie» permettant, après une temps de «divertissement» la mise en ceuvre d'un soucis authentique de soi.
3.1.4. De nouveaux modes de validation du croire
Ils jouent d'appartenances multiples dont aucune n'est prioritaire sur les autres.
Les appartenances se fondent davantage sur les besoins que sur les valeurs auxquels on adhére.
Croyance et appartenance ne sont plus liées étroitement, nìéme si cette privatisation n’exclut pas 1'expression commune.
L'appartenance se fonde sur les besoins personnels liés à son propre itinérairc dc dévcloppemcnt ct pas d'abord sur les valeurs auxquels on adhére. Le besoin lui-méme est prioritairement régi par le principe de plaisir et de bien-etre («J'ai envie oupas envic - c est bon pour moi» ).
Beaucoup d'appartenances sont temporaires elles sont maintenues dans la mesure où elles sont efficaces dans la construction de soi.
La validation du croire s'opère sur le modèle de la vaI idation mutuelle en absence de références structurantes extérieures : on n'a plus besoin de la vaI idation institutionnelle pour croire.
En formation, il arrive que la personne résiste à un processus de discerne ment dont les critères d'évaìuation sont fixés par l'institution.
3.2. Les jeunes adultes
3.2.1. «L'adultescence»
La premiere caractéristique des « adultescents » est probablement celle de l'errance ou du sas, soit une période de tàtonnements, de quéte d'orientations et d'inquiétudes.
3.2.2. Un autre rapport à la réalité et au nionde religieux
Les jeunes adultes accèdent au monde par des expérienees secondaires et médiates.
La socialisation religieuse classique n'a plus fonctionné pour eux. Ils ont peu ou pas d'enracinement ecclésial par rapport à leurs devanciers et leur pratique reI igieuse se limite souvent à des occasions festives, à des temps forts
Ils cherchent des repères ainsi qu'une structuration identitaire, y compris dans leur foi.
3.2.3. Priorité au résonné plutôt qu’au raisonné
Cesjeunes adultes sont fortement motivés par des valeurs relationnelìes, de communication et par leurs besoins (plaisir) personnels. aussi dans la formation. La propension à ressentir et résonner plus qu'à raisonner, peut conduire à un anti-intellectualisme ou parfois, à l'opposé, à une rigidité de la pensée unique, puisée à une idéologie considérée comme structurante.
3.2.4. Une image d'Eglise idéalisée: «un peu de douceur dans ce monde de brut»
Ce jeune public se situe de manière nouvelle par rapport au monde et à l'Eglise souvent le « monde » et la société sont considérés avec pessimisme tandis que l'Eglise est idéalisée. Une motivation fréquente pour un engagement dans l'Eglise est le refus d'une société froide et distante. Un engagement ecclésial peut alors, sous certaines conditions, devenir un refuge devant la violence et les conflits d'une société qui fait peur et dans laquelle on ne veut pas s'impliquer, sous peine d'y perdre son idéal.
3.2.5. Une vie de foi structuré par des événements religieux extra-ordinaires
Leur vie de foi s'est souvent structurée dans des groupes et mouvements en dehors des cadres pastoraux traditionnels, leur pratique est marquée par des temps forts. La vie paroissiale dans ses actes répétitifs et sa communauté régulière leur est étrangère. Leur pratique de pelerin, volontaire, modulable, autonome, mobile et «extra-ordinaire» s'oppose à celle du pratiquant régulier qui est obligatoire, normée par l'institution, coni niun autaire, territorialisée et ordinaire
|
La figure du PRATI UANT |
La figure de PELERIN |
|
pratique obligatoire pratique normée par l'institution pratique fixe pratique communautaire pratique territorialisée (stable) pratique répétée (ordinaire) |
pratique volontaire pratique autonome pratique modulable pratique individuelle pratique mobile pratique exceptionnelle (extraordinaire)
|
3.3. Les adultes d’âge mur
3.3.1. L'autoréférence et l'émotionneì sont relativisés
Si l'autoréférence est moins prégnante que chez les plusjeunes. L'émotionnel et le fusionnel sont atténués. relativisés.
3.3.2. Un enracinement social ecclésial
Les personnes d'âge mur qui se forment en Eglise ont un réseau social qui s'imbrique avec des réseaux ecclésiaux. Elle fait partie aussi régulièrement de groupements à caractère social.
3.3.3. Des adultes marqués par Vatican II
Les propositions de formation trouvent un écho favorable auprès d'un type particulier d'adultes en âge mùr. Ce sont des personnes qui viennent y chercher un « ballon d'oxygène» permettant de donner des raisons de croire et d'espérer malgré un contexte eccìésial considéré comme rigide et autoritaire.
3.3.4. Se ressourcer et partager
Leurs valeurs sont essentiellement interpersonnelìes, vécues dans des relations courtes (surtout ecclésiales). Si la dimension d'engagement social apparaît, ce qui est rare, alors ils évoquent les valeurs d'égalité des chances, de solidarité. Les valeurs personneìles sont de l'ordre de l'émotion, de la beauté, du « se ressoucer », du devoir et de la rcsponsabilité pour Ies autres, de la cohérence vie / foi. Rarement on dit souhaiter « confronter» les idées, mais hiabituellement on cherche à « partager» les idées on est donc bien ensemble avec des semblables (« mettre en avant partout le bonheur d'étre ensemble »).
Conclusion
La pluri-appartenance, la logique pérégrinante, le caractere temporaire des choix presque toujours provisoires rend difficile d'étre plus précis dans la description des personnes en formation. Si l’unicité de la personne échappe toujours à une typologie (et fort heureusement), les caractéristiques actueìles la rendent presque impossible.
[1] Danièle HERVIEU-LEGER, Lepelerin ef le converti, la religion en mouvement, Paris, Flammarion, 1999.